tumblr_mdjan1bY0b1qk6ko2

A ma question posée aux hommes de mon entourage, à savoir ce qu’il fallait qu’une fille possède pour devenir une petite amie et pas simplement une copine, les réponses variaient. Etonnée, à chacune d’elle, je me disais que je possédais « la chose indispensable » mais que cela ne fonctionnait jamais dans mon cas. Aux rencontres à qui j’avais offert mon cœur ou au moins mon temps, j’étais toujours restée le coup d’un soir, la pote ou l’amante. Jamais, personne, ne m’avait aimée.

Parmi les réponses masculines, j’avais entendu qu’il fallait de l’humour ; des seins, des fesses bombées, un sexe étroit. Il fallait donner de l’attention à l’autre, penser à lui de plus en plus souvent. J’avais lu qu’il y avait une alchimie, des papillons dans le ventre, qu’on devenait l’amie, la confidente et l’amoureuse. J’avais aussi recueilli des « Je sais pas » qui ne m’aidaient guère.

Qu’est-ce qui clochait donc chez moi ? On me trouvait attirante, désirable, drôle, cultivée, câline, jolie, adorable, bref, des points agréables qui auraient dû jouer en ma faveur et qui pourtant ne suffisaient jamais à aller plus loin qu’un mois dans des bras, que quelques minutes de sport dans mes draps. Le problème était qu’à l’inverse, toutes ces prétendues qualités, lorsqu’il m’arrivait de les retrouver chez un mâle, m’en faisaient tomber follement amoureuse. Pourquoi ?

La simple beauté d’une relation se nouant entre un homme et une femme ne peut-elle pas être appréciée à sa juste valeur par l’un et par l’autre ? L’impatience de trouver le grand amour condamne-t-elle donc le temps accordé à l’autre pour nous plaire ?

J’ai une chose à affirmer lorsque deux êtres sont attirés : si l’étincelle est invisible de votre côté, faites confiance à l’autre qui en a déjà le cœur brûlé pour vous la montrer.

 

A.D., Guemps, le 4/9/2015.

 

Photo : lamarieeencolere.com